Wednesday, February 4, 2026

Domptez l'IA : Mon guide personnel pour mieux parler à Gemini


On a tous vécu ce moment. Vous ouvrez Gemini, vous tapez une question rapide... et la réponse est "mouais". Pas fausse, mais pas transcendante non plus. Vous vous dites peut-être que l'IA, c'est surfait.

Spoiler : Le problème, ce n'est pas l'IA. C'est la façon dont on lui parle.

C'est là qu'intervient le Prompt Engineering. Derrière ce terme un peu technique se cache une compétence toute simple : l'art de poser la bonne question pour obtenir la meilleure réponse. Je travaille quotidiennement avec Gemini, et j'ai compilé pour vous mes meilleures astuces pour passer de réponses "banales" à des résultats bluffants.

Voici comment transformer Gemini en votre meilleur allié créatif.



1. La Règle d'Or : Le Contexte est Roi 👑

Imaginez que vous demandez à un stagiaire (très intelligent mais qui débarque tout juste dans l'entreprise) : "Fais-moi un rapport." Il va vous regarder avec des yeux ronds. Un rapport sur quoi ? Pour qui ? Quelle longueur ?

Avec Gemini, c'est exactement pareil. Si vous êtes vague, il est obligé de deviner (et souvent, il devine mal).

Pour éviter ça, utilisez la méthode C.R.O. avant d'appuyer sur Entrée :

  • C - Contexte : Qui êtes-vous et quelle est la situation ? (ex: "Je suis un étudiant pressé...")

  • R - Rôle : Qui doit être Gemini ? (ex: "Agis comme un professeur d'histoire passionnant...")

  • O - Objectif : Que voulez-vous accomplir précisément ? (ex: "...et résume la Révolution française en 3 points clés.")

💡 L'astuce pro : Commencez toujours vos prompts par "Agis en tant que..." ou "Tu es un expert en...". Cela change radicalement la qualité de la réponse car cela active le vocabulaire et le ton spécifiques au domaine que vous ciblez.



2. Soyez obsédé par le format 📝

Gemini ne sait pas lire dans vos pensées. Si vous avez besoin d'un tableau et que vous ne le demandez pas, vous aurez un pavé de texte indigeste.

N'hésitez pas à imposer des contraintes strictes sur la forme de la réponse :

  • "Réponds uniquement sous forme de liste à puces."

  • "Fais un tableau comparatif avec 3 colonnes : Avantages, Inconvénients, Prix estimé."

  • "Utilise du gras pour mettre en évidence les concepts clés."

  • "Limites-toi à 280 caractères maximum (pour un tweet)."

Plus vous êtes directif sur la forme, moins Gemini divague sur le fond.


3. L'exemple "Avant / Après" pour tout comprendre

Voyons la différence concrète entre un prompt d'amateur et un prompt d'ingénieur.

Le Prompt "Bof" :

"Écris-moi un article de blog sur le télétravail."

Résultat probable : Un texte générique, un peu plat, que l'on a déjà lu 1000 fois sur le web.

Le Super Prompt (Méthode C.R.O + Format) :

"Agis en tant que DRH spécialisé dans le bien-être au travail (Rôle). Rédige une introduction d'article de blog à destination des managers sceptiques (Contexte/Cible). Le sujet : Pourquoi le télétravail augmente la productivité. Ton : Professionnel mais persuasif, basé sur des données. Format : Utilise une métaphore frappante pour commencer."

Résultat probable : Un contenu ciblé, structuré, avec un angle d'attaque original et immédiatement utilisable.


4. N'ayez pas peur de discuter ! (L'itération) 🗣️

C'est l'erreur la plus fréquente chez les débutants : penser que si la première réponse n'est pas parfaite, c'est raté. C'est faux.

Le "Prompt Engineering", c'est une conversation, pas une commande unique au drive-in. Gemini a une mémoire dans le fil de discussion actuel. Traitez-le comme un collègue et rebondissez sur sa réponse :

  • "C'est une bonne base, mais le ton est trop formel. Rends-le plus fun et accessible."

  • "Tu as oublié de parler du budget dans le point 2, rajoute une section là-dessus."

  • "Simplifie le 3ème paragraphe pour qu'un enfant de 10 ans puisse comprendre."



En résumé : Osez tester !

Le prompt engineering n'est pas une science exacte, c'est une pratique. C'est en forgeant qu'on devient forgeron. Plus vous testerez des contextes bizarres et des rôles différents, plus vous comprendrez comment "raisonne" le modèle.

Alors, la prochaine fois que vous ouvrez Gemini, ne soyez pas timide. Soyez précis, soyez exigeant, et surtout... amusez-vous !


🚀 À vous de jouer

Copiez-collez ce prompt pour tester dès maintenant la puissance des rôles :

"Agis comme un coach sportif d'élite, très intense mais juste. Donne-moi 3 conseils inattendus (pas les trucs habituels) pour me motiver à aller courir alors qu'il pleut dehors. Utilise un ton direct."

Dites-moi en commentaire ce qu'il vous a répondu ! 👇

Tuesday, February 3, 2026

Moderniser Rambouillet par l'Action : L'engagement de Pascal Fares


Rambouillet est à un tournant. Entre tradition et modernité, notre ville a besoin d'un nouveau souffle, ancré dans le concret et l'efficacité. Dans ma dernière vidéo, Je (Pascal Fares), expert en gestion de systèmes d'information, partage ma vision pour une ville connectée, solidaire et dynamique au sein de la liste Agir Pour Rambouillet, menée par Gilles Schmidt.

Dans cette vidéo, J'explique pourquoi j'ai décidé de m'engager. Mon parcours de Directeur des Systèmes d'Information (DSI) n'est pas seulement un titre, c'est une méthode de travail éprouvée au quotidien :

  1. Gestion Rigoureuse des Budgets : "Diriger des budgets, tenir des délais, optimiser les coûts, c'est mon quotidien". Une compétence essentielle pour une gestion municipale saine et transparente.

  2. La Technologie au Service de l'Humain : Je ne prône pas la technologie pour la technologie. Notre objectif est de l'utiliser comme un levier pour soutenir l'économie locale et faciliter la démocratie participative.

  3. Des Résultats Mesurables : "Pas d'effets d'annonce, nous voulons des résultats mesurables pour nos commerces et pour la vie de nos quartiers". L'engagement de la liste Agir Pour Rambouillet est clair : du concret avant tout.

Monday, January 19, 2026

Normes, maîtrise budgétaire et innovation : deux logiques qui se heurtent

Un système de maîtrise budgétaire et de normes n’est pas “mauvais” en soi. Il est même indispensable dès qu’une organisation dépasse une certaine taille : il protège la qualité, la sécurité, la conformité, la rentabilité et la continuité de service. Le problème, c’est que ce système est optimisé pour une chose : réduire l’incertitude.

Or, l’innovation, elle, n’est pas l’optimisation de l’existant. C’est la création de quelque chose qui n’a pas encore prouvé sa valeur. Et donc, par définition, l’innovation augmente l’incertitude au lieu de la réduire.

C’est là que naît l’opposition “structurelle” :

  • Le système de maîtrise budgétaire et de normes récompense la prévisibilité, la stabilité, la conformité aux processus, le contrôle des coûts, et l’évitement des risques.

  • L’innovation exige l’inverse : exploration, expérimentation, rapidité, décisions incomplètes, apprentissage par essais-erreurs, et tolérance à l’échec.

Ces deux logiques ne sont pas juste différentes : elles produisent des comportements opposés. Si on applique les mêmes règles à tout, l’une écrase l’autre.


Pourquoi l’innovation “meurt” naturellement dans les organisations établies et normées

À mesure qu’une entreprise grandit, elle devient très bonne pour exécuter :
budgets annualisés, comités d’arbitrage, processus d’approbation, normes, reporting, prévisions, KPIs de performance, gestion des risques, conformité… 

Tout cela rend l’organisation plus robuste. Mais ces mécanismes ont aussi un effet secondaire : ils rendent l’innovation structurellement désavantagée.

Dans beaucoup d’entreprises, on ne “refuse” pas l’innovation ouvertement (en principe)— on la tue par asphyxie administrative :

  • on exige un ROI fiable trop tôt,

  • on impose des jalons conçus pour des projets certains,

  • on surcharge les équipes de validations,

  • on demande une architecture “parfaite” avant d’avoir appris ce qu’il faut construire,

  • on juge un projet exploratoire avec les métriques d’un produit mature.

Résultat : les idées nouvelles passent leur temps à se justifier, et n’ont plus le temps d’apprendre ou d'essayer et finir par produire.


Ne pas “attendre” que le système adopte l’innovation

Une entreprise qui attend que le système “se transforme” spontanément pour accueillir l’innovation attendra indéfiniment. Pas parce que les gens sont contre, mais parce que le système fait exactement ce pour quoi il a été créé : rendre l’organisation maîtrisable.

Créer de la place pour quelque chose de nouveau demande donc une intervention explicite au plus haut niveau :
    définir des exceptions encadrées (et assumées) aux normes et au cycle budgétaire,
  • isoler un périmètre où l’on autorise l’incertitude,

  • protéger l’équipe des processus qui font tourner le reste de l’organisation,

  • accepter que la “bonne gouvernance” d’un projet innovant n’est pas la même que celle d’un projet d’exécution.

Protéger l’innovation n’est pas être laxiste. C’est mettre en place une gouvernance différente, adaptée à l’exploration :

  • des budgets “par tranches” et agilité,

  • des objectifs d’apprentissage (hypothèses testées POC) plutôt que des promesses de résultat,

  • des délais courts, des démonstrations fréquentes,

  • et un droit à l’échec… mais rapide et instructif, pas un échec lent et coûteux.


Une tension permanente, pas un problème à “résoudre” une fois

Cette tension existera toujours :

  • Sans normes et maîtrise budgétaire, l’entreprise se fragilise et se disperse.

  • Sans espace protégé pour l’innovation, l’entreprise s’optimise… jusqu’à devenir obsolète.

Les organisations qui réussissent ne “choisissent” pas un camp; elles acceptent qu’il faut deux systèmes qui cohabitent :

  1. un système d’exécution (stabilité, qualité, coûts, conformité)

  2. un système d’exploration (vitesse, apprentissage, expérimentation, agilité)

 

Domptez l'IA : Mon guide personnel pour mieux parler à Gemini

On a tous vécu ce moment. Vous ouvrez Gemini, vous tapez une question rapide... et la réponse est "mouais". Pas fausse, mais pas t...